Petite chimiothérapie
23 juillet 2002
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En randonnée à Jasper, Alberta
Été 2002
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Je rencontre mon oncologue au
Cross Cancer Institute (mon amoureux m'accompagne toujours à mes rendez-vous). Il me dit que je devrai avoir de la chimiothérapie : 4 pilules le matin pendant 5 semaines. Je ne perdrai pas mes cheveux, presque pas d'effets secondaires, j'en suis vraiment contente. Mon lymphome est indolent, c'est-à-dire qu'il progresse très lentement. Il n'a donc pas besoin de chimiothérapie agressive. Aussi, mes chances sont excellentes pour que la chimio fonctionne parfaitement :0) Je commence donc les pilules demain. Je continuerai à travailler en faisant moins d'heures (de 8h30 à 15h00). Prochain rendez-vous dans un mois.
4 août 2002Je me porte toujours très bien; aucun symptôme vraiment important de ma chimiothérapie. Je dors bien, je mange bien et je travaille toujours. Un peu plus de fatigue et de très légères nausées, mais pas assez pour m'arrêter de manger :0)
20 août 2002
Prise de sang au
Cross Cancer Institute pour connaître le niveau de globules blancs dans mon sang,
27 août 2002
Prise de sang au
Cross Cancer Institute puis examen par mon oncologue. Il répond aux questions que moi et Michel avons préparées.
Vous pouvez cliquer ici pour voir les questions que nous avons posées au docteur et ses réponses.
Il m'explique également qu'une fois au Québec, je devrai faire de nouveau le même traitement de chimiothérapie pendant encore 6 semaines et que, par la suite, je passerai un autre CT scan pour voir si je suis guérie. Je ne sais pas si c'est en me palpant le ventre qu'il a décidé cela ou si cela fait partie de la thérapie habituelle et qu'il ne nous l'a simplement pas dit la première fois... peut-être pour ne pas me décourager. Ça ne me décourage pas puisque je n'ai pas vraiment d'effets secondaires. L'important c'est d'avoir cette première rémission :0)
Nous avons obtenu une copie de mes dossiers du
Cross Cancer Institute et du
Grey Nuns Hospital. Nous quitterons l'Alberta le 22 septembre pour notre chez-nous, au Québec :0)
Départ de l'Alberta pour revenir chez nous au Québec
30 septembre 2002
Premier rendez-vous avec mon nouvel oncologue au
Royal Victoria (Centre hospitalier de l'Université McGill), à Montréal, qui m'a été chaudement recommandé par mon oncologue soignant d'Edmonton. Il me reçoit avec un interne. Prise de sang, remise de mon dossier médical et examen général. Il est convenu que je devrai passer de nouveau une scintigraphie au gallium (le 11 octobre) et un Ct Scan (le 22 octobre) puis nous déciderons si j'ai besoin d'un autre traitement.
18 novembre 2002
Deuxième rendez-vous au
Royal Victoria. C'est le médecin interne qui me reçoit (il travaille avec mon nouvel oncologue). Ils ont eu les résultats de mes tests. L'importante masse que j'avais à l'abdomen s'est complètement résorbée avec la chimiothérapie. Par contre, les nombreuses petites masses que j'avais également à l'abdomen sont toujours là. Sachant cela, nous avons discuté des possibilités qui s'offrent à moi.
- Observer seulement. Puisque je n'ai pas de symptôme (les symptômes les plus fréquents étant maux de ventre, sueurs nocturnes, fièvres), je pourrais être suivie par mon oncologue seulement. C'est-à-dire des rendez-vous régulièrement (tous les 2 ou 3 mois) et des Ct Scan (tous les 3 ou 6 mois). Je peux vivre une vie normale comme ça pendant des années :0)
- Faire un autre traitement de chimiothérapie. À ce moment-là, j'habitue mon corps à la chimio (même principe que les antibiotiques). Donc, lorsque mon cancer reviendra, ils devront me donner une chimio beaucoup plus forte pour que mon cancer régresse.
- Faire une greffe de la moelle osseuse par un donneur compatible de ma famille (un de mes frères ou ma soeur). C'est une solution extrême qui réussit dans 70 à 80 % des cas. En cas de réussite, c'est la guérison totale. Mais il reste un pourcentage de chance pour que ça se passe mal. C'est un traitement délicat. Avant de le faire, ils donnent au patient une chimio très agressive pour tuer toutes les cellules (ça ne doit pas être joli joli). Puis, ils font la greffe de cellules saines du donneur. C'est pas du gâteau! Dans mon cas, je ne suis pas du tout en danger de mort. Si mon cancer devient beaucoup plus grave, cette solution devient la solution idéale et même nécessaire. Mais, dans mon cas, ce serait prendre un risque que je ne suis pas obligée de prendre puisque je me porte très bien pour l'instant.
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En ski de fond à Sutton, Québec
Hiver 2003
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Conclusion : Comme je n'ai aucun symptôme et que je me porte très bien,
j'aurai un suivi régulier chez mon docteur (solution 1). Ça peut durer comme ça des années ou quelques mois, on ne peut pas savoir. Mais le temps que ça dure, je vais avoir une vie normale :0) Lorsque mon cancer deviendra agressif, nous envisagerons la greffe de la moelle osseuse. Pour être prêt quand ce jour viendra, mon docteur fait présentement des démarches pour que mes frères et ma soeur aient une prise de sang dans un hôpital de Québec. Avec cette prise de sang, ils pourront déterminer si un d'eux est compatible avec moi. L'heureux ou l'heureuse élu(e) sera mon donneur lorsque l'heure sera venue :0) Malheureusement pour cet(te) élu(e), la ponction de la moelle osseuse n'est pas très agréable. Enfin, il ou elle pourra toujours se venger après Ah ! Ah ! Voilà, pour l'instant je suis en rémission et je me porte à merveille avec mon amoureux dans notre jolie maisonnette. Je revois le médecin dans 3 mois :0)
15 au 21 janvier 2003
Prises de sang à Héma Québec de mes frères et de ma soeur pour recherche de compatibilité dans le but d'une greffe de la moelle osseuse éventuellement, c'est-à-dire lorsque mon cancer deviendra agressif.
Les douleurs reprennent Compatibilité tissulaire
3 mars 2003Mon oncologue nous annonce que ma soeur et un de mes frères sont compatibles avec moi. Wow! Ça y est, je suis sauvée! Yabadabadoo!
Le docteur nous avise que le greffe n'est pas pour tout de suite, car je vais bien. Je lui dis que non, je ne vais pas si bien que ça. J'ai fréquemment des douleurs au ventre du côté gauche et je me fatigue rapidement. Alors, il décide de me faire repasser des examens, dont un pour voir si ma moelle osseuse est toujours intacte (sans cancer). Si j'en ai besoin, je recevrai une chimiothérapie ou des anticorps monoclonaux. Il me demande si je connais ce dernier traitement, si j'ai lu sur le sujet. Jamais entendu parler, pas plus que mon conjoint! Puis il repart sans nous en dire plus sur ces anticorps. C'est une femme qui revient et me dit que lundi prochain, j'ai une ponction lombaire (bone marrow) et que je serai contactée pour un rendez-vous pour un CT Scan. Nous avons vu l'oncologue environ trois minutes pour quatre heures d'attente. L'attente est longue en oncologie... on va s'y faire, pas le choix. Enfin, je vais repasser des tests, c'est la meilleure manière de voir où en est mon cancer. Si ce que je ressens depuis quelques semaines est bien vrai, je devrais recevoir un autre traitement de chimiothérapie et/ou peut-être un nouveau traitement d'anticorps. J'ai fait des recherches sur ce dernier, consultez le document «
Les anticorps monoclonaux » pour en apprendre plus sur ce traitement.
8 mars 2003Mon conjoint et moi nous rendons à la clinique sans rendez-vous de Saint-Henri, car j'ai très mal à ma jambe gauche. Le mal a commencé hier, a empiré dans la soirée et ne m'a pas quitté de la nuit. Ce matin j'avais du mal à marcher. La jambe m'élance de l'aine au genou et je reçois comme des chocs électriques de temps en temps, ce qui est vraiment douloureux. Nous pensons que c'est mon ganglion à l'aine gauche qui a trop enflé et qui fait une pression sur un nerf de ma jambe. Le docteur de la clinique m'examine mais ne peut dire ce que j'ai. Il ne croit pas que c'est un ganglion enflé. Il me donne des suppositoires contre la douleur, Supeudol 10mg, et nous repartons. Ça n'enlève pas toute la douleur, mais ça soulage tout de même :0)
10 mars 2003
Rendez-vous au
Royal Victoria avec mon oncologue pour une ponction de la moelle osseuse à 9h30. À 10h10 la ponction est déjà terminée, ça n'a pas fait trop mal. Je dois rencontrer le docteur après cela, pour lui parler de mon mal à la jambe. Il me rencontre à 10h45 mais ne trouve pas que mes ganglions à l'aine sont enflés. Ce n'est donc pas cela qui cause mon mal. Il m'envoie passer des radiographies. Après avoir examiné les radiographies à mon retour, il ne voit rien d'anormal. Alors, il me prend un rendez-vous avec un rhumatologue, ici au Royal Victoria. Je le rencontre plus tard, soit à 15h00. Après examen, il conclut que j'ai une tendinite à un petit muscle à l'intérieur haut de ma cuisse. Au moins, ce n'est pas relié à mon cancer, même si ça m'empêche presque de marcher :0) Il me prescrit de la cortisone en tablette et je repars enfin... épuisée!
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Alcove, Québec
Printemps 2003 |
12 mars 2003
Rendez-vous au
Royal Victoria pour un CT Scan
7 avril 2003L'analyse de la moelle osseuse montre que ma moelle est dorénavant atteinte par le cancer. Il semble que ce soit l'évolution normale. Quant au CT Scan, il montre que mes ganglions ont augmenté en volume, mais pas de manière dramatique. Nous décidons toutefois qu'un traitement aux anticorps monoclocaux serait approprié, puisque j'ai des symptômes qui diminuent ma qualité de vie. Moi et mon conjoint avons toujours une très grande part dans les décisions qui sont prises. Le docteur estime qu'avec ce traitement, je pourrai avoir une rémission d'un an. J'aurais eu beaucoup moins de temps de rémission avec la chimio, car mon corps s'y serait habitué (c'est le même phénomène que les antibiotiques). Aussi, je n'aurai pas d'effet secondaire : pas de nausée, pas de perte de cheveux, etc.
Nous avons également appris que la greffe pourra être envisagée quand nous serons prêts. Pour l'instant, le docteur ne me le conseille pas. Mais nous ne sommes pas obligés d'attendre que mon cancer devienne agressif. Certains docteurs en Colombie-Britannique font la greffe dès que leurs patients rechutent d'un premier traitement. Donc, si je rechute après ce traitement, nous envisagerons peut-être la greffe.